Un vélo chez soi , c’est bon et c’est utile .

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Point de vue

Un vélo chez soi , c’est bon et c’est utile .



Enfin !
Oui , enfin on s’aperçoit que le vélo peut être un remarquable moyen de la mobilité quotidienne de nos concitoyens , urbains ou périurbains . Il n’est plus , fort heureusement , considéré comme un véhicule du passé , excellent pour le sport et le loisir mais inadapté et dangereux pour la vie de chaque jour . Non , le vélo , c’est pour vous et moi , tous les jours , et au bénéfice de tous .

Un vélo chez soi , c’est bon et c’est utile .

Sans conteste , on reconnaît au vélo de nombreuses qualités.

  • Il coûte peu , très peu .
  • Il ne pollue pas , n’émet pas de GES , ne fait pas de bruit , est économe en énergie .
  • Les responsables publics savent que le vélo occupe beaucoup moins d’espace ( stationnement , circulation ) que l’automobile .

On admet aussi – souvent en négligeant l’importance de ce point – que le vélo procure à la fois une immense liberté et un partage de la vie sociale dans les lieux où il se déploie .

On commence à redécouvrir combien, le vélo , très performant pour des distances atteignant 3 Km , 5 Km ( voire plus ) , est un allié des transports publics dont il développe puissamment l’usage , la clientèle , le rayon d’attraction .

On constate dans les statistiques ce que chaque cycliste a pu expérimenter : le vélo n’est pas dangereux et il est même d’autant plus sûr que le nombre de cyclistes augmente et que la circulation générale est apaisée ( ce qu’on n’obtient pas avec les seules pistes cyclables … ) .

Dernière surprise , qui n’en est pas une pour les cyclistes : le « mauvais temps « ne les arrête pas , ne les gêne que rarement , d’autant moins qu’ils savent s’équiper et gérer leurs horaires avec un minimum de souplesse ( Strasbourg l’a mesuré sur une année ; pour n’importe quelle période de 30 minutes – par exemple de 8 h 30 à 9 h 00 , ou de 15 h 30 à 16 h 00 - il n’y a pas plus de quinze jours par an où cette période est sensiblement pluvieuse ou défavorable : ancien strasbourgeois , je peux témoigner que j’ai rarement souffert de ce « mauvais temps « , plus rarement que de la chaleur ! ) .

Finalement , le relief est le seul obstacle délicat mais dans des cas très peu nombreux … que le développement du VAE – vélo à assistance électrique – va réduire encore !

Une affirmation illustrée par l’expérience de nombreuses villes

Affirmation péremptoire et non démontrée ? Certes pas , et – sans consacrer trop de place à ces questions dans ce bref article – je tiens à disposition toutes les données et analyses qui le montrent .

A titre de simple illustration , des références européennes ou françaises invitent à approfondir les interrogations ou les incrédulités .

  • Par exemple , les pays et les villes où l’accidentalité est la plus faible ( Scandinavie , Pays Bas , Allemagne … ) sont aussi ceux où l’usage des transports publics est le plus développé ( 2 à 3 fois plus que dans les agglomérations françaises ) de même que l’usage du vélo ( 2 à 10 fois plus ) .
  • La Grande Bretagne – accidentalité faible également – est le seul pays à ne pas s’inscrire dans ce schéma , avec un usage du vélo et des transports publics peu élevé , lié à une gestion de son réseau routier ordinaire autre que celle des pays d’Europe occidentale …
  • La situation intermédiaire et les évolutions récentes des meilleures villes françaises – Strasbourg bien sûr , mais aussi Grenoble , Nantes , Lorient … - comme les progrès récents et très rapides de Lyon , Paris , Bordeaux … confirment totalement ces appréciations .

Objectif : offrir et élargir un choix véritable du mode de déplacement … dont le vélo , plébiscité par le public .

En effet , l’objectif proposé est de permettre à chacun(e) de ne pas être captif(ve) d’un mode , hier l’autobus par exemple , aujourd’hui – comme le reconnaissent tant de nos concitoyens – l’automobile ( « je ne peux pas m’en passer « ) .

A cette condition , il est pleinement souhaitable de favoriser l’usage du vélo qui n’est manifestement pas encore en situation d’offrir tous les services et tous les atouts qu’il représente . Nos concitoyens le confirment en mettant systématiquement au 1° rang de leurs préférences celle des « modes doux « .
C’est évident quand on examine soigneusement ( gare aux interprétations des réponses à des questionnaires mal conçus ou mal exploités ) le résultat des sondages , les votes de scénarios de développement d’une ville , ou encore les choix concrètement opérés :

  • Choix des collégiens de Jacou ( Hérault ) qui , depuis 1999 , sont entre 50% et 80% à utiliser le vélo chaque jour … et ils ne sont plus les seuls en France aujourd’hui – alors que la moyenne française est de 0% à 5° !
  • Choix du personnel de STMicroelectronics ( Grenoble ) qui a basculé à 10%-15% vers le vélo et à 10%-15% également vers les transports publics ( 1° prix européen en 2008 ) .
  • Choix des strasbourgeois qui , en ville , effectuent 25% de leurs déplacements à vélo . Choix des lyonnais et villeurbannais qui , aidés par Velo’v , ont triplé , voire quadruplé leur usage du vélo … sans accidents supplémentaires .

Une nécessité : ranger son vélo à domicile .

Hubert Peigné .
Coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo .

Voir en ligne : Mon Vélo , où est-ce que je le mets ?
le 11 septembre 2008 par Hubert Peigné
modifie le 1er juin 2010
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