Le ratio usuel est de 20 m² SHON par emploi (soit environ 12m² SUN, correspondant par exemple à l’objectif de la politique immobilière de l’Etat en 2009). Ainsi 100 m² SHON accueillent 5 emplois.
Le taux de foisonnement relatif à la présence du véhicule est d’environ 66% pour les voitures. Il n’est pas connu pour les vélos. Nous pouvons faire l’hypothèse prudente d’un ratio de seulement 80%. C’est sans doute un minorant. Pourtant avec cette hypothèse, 4 places de stationnement vélos desservent déjà correctement 5 personnes qui déclarent venir travailler tous les jours à vélo.
Nous constatons ainsi que la norme de 4 places de stationnement pour 100 m² correspond à une part modale de 100%, à l’exclusion de tout autre mode (marche, transports en commun, voiture, etc.). Il s’agit donc de sur-normalisation.
Cette sur-normalisation pourrait avoir un intérêt si elle permet de compenser un déficit de places de stationnement constaté dans d’autres entreprises, activités ou administrations proches.
Il se pose alors au moins deux types de questions :
1- Quel est le taux de foisonnement des vélos sur le lieu de travail ? Existe-t-il des facteurs qui influencent ce taux (type d’activité, saison, localisation par rapport au réseau de transports en commun, niveau de part modale locale du vélo, etc.) ? Si oui, peut-on quantifier ces influences ?
2- Peut-il exister un phénomène de compensation du stationnement privé des vélos entre deux entreprises/ activités/ administrations ? Si oui, dans quelle proportion ? Sinon ou si cette proportion est faible, le stationnement public offrirait-il une alternative crédible ?
Les réponses à ces questions pourraient être apportées par l’analyse des résultats d’enquêtes appropriées.